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Auberge du pelerin
LE CHEMIN DE SAINT JACQUES



Auberge du pelerin

Le Codex Calixtinus


 

Le Codex Calixtinus

Le tout premier guide du pèlerin allant vers Saint Jacques de Compostelle date du XI ème siècle.
 

Le Codex Calixtinus, appelé ainsi en mémoire du pape Calixtus. II est un ensemble de textes à la gloire de saint Jacques. Il est composé de cinq livres :
Le premier est constitué de sermons. Le second relate vingt-deux miracles de saint Jacques. Le troisième rapporte la translation de saint Jacques de Jérusalem en Galice. Le quatrième livre, connu par la suite sous le nom de « Pseudo-Turpin », raconte l'histoire de Charlemagne et de Roland. Ce quatrième livre fut retiré de l'ensemble au XVIIe siècle par l'archiviste de la cathédrale de Compostelle, pendant le conflit entre l’Espagne et la France parce qu’il parlait de la conquête de l’Espagne par Charlemagne. Il fut exhumé en 1882 et le Codex Calixtinus fut reconstitué tel qu'il est aujourd'hui au Musée de Santiago. Le cinquième livre, dénué de titre à l'origine, évoque les quatre chemins français et « el camino frances » (paradoxalement la route en Espagne) qui mènent à Compostelle.

Ce livre aurait été rédigé en latin par un moine poitevin Aimeric Picaud, en 1135, après qu’il eu effectué le pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle. Appelé également Liber Sancti Jacobi (le livre de Saint Jacques), cet ancêtre du guide touristique servit de référence pendant des siècles. Il détaille les étapes, les reliques à vénérer, les sanctuaires à visiter. Le Codex exhorte les pèlerins à bien se comporter et maudit quiconque dérobe les pèlerins, comme les prêtres déguisés, les dames de petite vertu, les échangeurs de monnaie et … certains aubergistes.

Aimeric Picaud donne également dans son ouvrage, des renseignements sur les régions traversées et surtout son appréciation, pittoresque, sans concession et parfois emprunte de préjugés subjectifs, sur leur population. Voici ce qu’il écrit sur les habitants de Saint Jean Pied de Port et ses environs :

« C'est une région de langue barbare, couverte de forêts, montagneuse, dépourvue de pain et de vin et d'aliments de toute sorte si l'on excepte le réconfort que représentent les pommes, le cidre et le lait. (...) Dans les localités d'Ostabat, de Saint Jean et de Saint-Michel, les péagers sont si méchants qu'ils méritent le plus catégorique des blâmes, car armés de deux ou trois gourdins, ils vont au devant des pèlerins et leur arrachent par la force d'injustes tributs. Et si quelque voyageur refuse de payer l'argent qu'ils lui demandent, ils le frappent de leurs gourdins et tout en les menaçant, ils le fouillent jusque dans leurs chausses et lui soustraient la taxe. (...)

Toujours sur le territoire des Basques, le Chemin de Saint-Jacques passe par un très haut mont appelé Port de Cize, autant parce qu'il est la porte de l'Espagne, autant parce que par ce col on transporte les marchandises d'un pays à l'autre. Il mesure huit milles dans la montée et encore huit dans la descente. Il semble à celui qui le gravit qu'il peut atteindre le ciel de sa propre main. Depuis son sommet on peut voir la mer britannique et occidentale, ainsi que les confins des trois régions: la Castille, l'Aragon et la France. Sur la cime de ce mont il existe un lieu qui possède une croix."

L'énigme

De nombreux spécialistes ont attribué la rédaction du dernier livre du Codex Calixtinus à Aimeric Picaud qu’ils identifiaient comme étant un moine, un prêtre ou encore un clerc de notaire. Une thèse que conteste formellement Adeline Rucquoi, la Présidente du Centre d'études, de recherche et d'histoires compostellanes : «Il n'existe aucune trace concernant un personnage au XIIe siècle dénommé Aimery ou Aimeric Picaud, en Poitou ou à Compostelle», explique cette médiéviste. Selon elle, le Liber Sancti Jacobi, intitulé en 1938 le Guide du pèlerin de Saint-Jacques de Compostelle par sa traductrice, Jeanne Vielliard (Le Guide du Pèlerin de Saint-Jacques de Compostelle, traduit par Jeanne Vielliard, J. Vrin, Paris, Cinquième édition, tirage 1997 ), serait en fait un ouvrage collectif. Il aurait été rédigé en Espagne, au sein d'une école épiscopale basée à Saint-Jacques.

Réalité ou légende, il n’en reste pas moins vrai que la vie d’Aymeric Picaud est une bien belle histoire. 
 
Photo: fotolia



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